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VISIPLUS academy dévoile les résultats de son Baromètre 2026 de la formation professionnelle

Face à l’essor de l’intelligence artificielle et aux transformations du monde du travail, les actifs français savent qu’ils devront faire évoluer leurs compétences. Mais dans un contexte économique incertain, ils avancent avec prudence tout en recherchant davantage de sens dans leur carrière. C’est ce que nous révèle le baromètre 2026 « Les actifs français et la formation professionnelle » publié par l’organisme de formation continue VISIPLUS academy en partenariat avec IPSOS BVA. 

Menée en janvier auprès de 1 000 actifs représentatifs, cette nouvelle édition fait suite à la précédente enquête de juin 2024 et met en lumière des actifs à la fois soucieux de sécuriser leur avenir, en quête de sens dans leur carrière et conscients de l’importance de la formation pour faire face aux mutations technologiques. 

La formation repart à la hausse

Après un essoufflement en 2023-2024, l’élan de formation retrouve de la vigueur : 32 % des actifs ont engagé une démarche de formation pour les 12 prochains mois, soit +3 points par rapport à juin 2024. La progression est particulièrement marquée chez les cadres (+7 points). Cette dynamique s’inscrit dans un contexte de remise en question professionnelle croissante. 48 % des actifs déclarent avoir envisagé ou réalisé une reconversion professionnelle : une tendance qui s’impose désormais comme la norme, notamment chez les 18-24 ans (+14 points).

Dans ce contexte de transformations professionnelles, les actifs cherchent avant tout à sécuriser leur parcours. Le diplôme ou la certification devient le premier critère de choix d’une formation (44 %, +15 points). La reconnaissance officielle rassure. 

Les modalités d’apprentissage évoluent également pour s’adapter à ces nouvelles attentes. 61% des actifs se disent désormais attirés pour les formations mixtes ou à distance, soit +18 points depuis janvier 2020.

Quête des sens et santé mentale : de nouveaux moteurs

La dimension humaine et existentielle s’affirme comme un moteur puissant des transitions professionnelles. Parmi les actifs envisageant une reconversion, 45 % citent l’ennui ou le manque de sens comme première motivation (+16 points en deux ans).

Les problématiques de santé progressent également : 15 % évoquent des problèmes de santé comme cause principale, et 10 % la pression quotidienne. Burn-out et fatigue psychologique sont désormais des déclencheurs assumés de changement, traduisant une transformation profonde du rapport au travail.

Des projets de formation freinés par les contraintes économiques

En 2026, le contexte économique s’impose comme le principal frein aux projets de reconversion professionnelle. Il est cité par 20 % des actifs en première réponse et par 41 % au total, soit +13 points, devant la nécessité de préserver une stabilité financière (45 % au global).

Cette prudence financière se reflète également dans l’usage des dispositifs de formation. La participation forfaitaire récemment instaurée dans le cadre du Compte Personnel de Formation (CPF) constitue ainsi un frein supplémentaire : plus de 4 actifs sur 10 déclarent qu’elle influence leur projet de formation.

L’IA au travail : une adoption fulgurante, des inquiétudes persistantes 

En quelques mois, l’intelligence artificielle s’est imposée dans le quotidien professionnel. Un actif sur cinq déclare désormais utiliser l’IA dans le cadre de ses missions, contre seulement 5 % à l’été 2024, signe d’une adoption particulièrement rapide dans les entreprises. Cette diffusion reste toutefois très inégale selon les catégories professionnelles : un cadre sur deux (50 %) utilise déjà ces outils, contre seulement 7 % des ouvriers. Les usages concernent pour l’instant surtout des tâches opérationnelles comme la bureautique, la recherche documentaire ou la rédaction.

Autre surprise : les 18-24 ans figurent parmi les moins utilisateurs en entreprise (11 %), alors même qu’ils sont les plus inquiets face à l’impact de l’IA sur l’emploi. Plus de la moitié d’entre eux (55 %) redoutent la suppression de leur poste.

Dans ce contexte de transformation rapide du travail, la formation apparaît comme un enjeu clé : près d’une personne sur deux (47 %) a déjà bénéficié ou souhaite bénéficier d’une formation aux technologies de l’IA, soit 10 points de plus qu’en 2024.

Les résultats du baromètre 2026 nous permettent de mesurer les évolutions profondes depuis 2024. Les actifs français cherchent davantage de sens, tout en restant très attentifs à leur sécurité financière. L’accélération de l’usage de l’intelligence artificielle renforce l’exigence d’adaptation. Dans ce contexte, la formation certifiante et accessible constitue un levier clé pour accompagner des trajectoires professionnelles devenant de moins en moins linéaires.

Nicolas Montetagaud, directeur général de VISIPLUS academy

Consulter et télécharger le rapport complet en cliquant ici.